« Dans l’année de ses 7 ans, mon propre cheval a déclaré une tendinite. J’ai adapté les protocoles avec mon savoir-faire, mon expérience et mon feeling. Il n’a jamais reboité. C’est mon premier cas, il a aujourd’hui 17 ans et il continu à performer.
Lorsque j’ai récupéré mes écuries en 2020, plusieurs clients que j’avais en ostéopathie m’ont demandé de prendre leurs chevaux en vacances. Parmi eux, plusieurs avec des pathologies différentes. J’ai commencé à proposer de plus en plus de prestations. J’ai investi dans du matériel. On a commencé à me confier des chevaux de sport. Vacances, puis convalescence, puis rééducation, retour en piste.

Je les ai accompagnés de la découverte de leurs pathologies jusqu’au retour en piste et à leur niveau de performance. Nous avons eu plusieurs chevaux de prestige qui m’ont d’ailleurs emmené sauter ma première 1m50 en CSI4*. Ces chevaux ont ressauté au niveau Coupe des Nations, 1m60. C’est une expérience fantastique. Ces belles histoires mettent en confiance et amènent à se questionner sur ce que l’on pouvait faire de mieux pour le cheval. L’occasion pour moi de remercier tous les propriétaires pour leur confiance renouvelée !
Nous avons suivi des chevaux avec des baisses de moral, qui ne sautaient pas aussi bien qu’avant, sans explication. On a tout repensé. Ce cheval a retrouvé son niveau initial.
Selon les pathologies, nous avons gardé des chevaux 1 mois jusqu’à 1 an. Cela nous a permis d’avoir 100% de réussite sur les chevaux que l’on a accueilli.
On a pris en charge la pathologie de suspenseur chronique aiguë, fléchisseur profond et superficiel, soins de suite de coliques (gestion de la cicatrisation), dépression, arthrose, suite de castration (voir le détail dans les articles spécifiques à chaque pathologie).
Nous avons également accueilli des chevaux de haut niveau en pré-retraite pour adoucir la transition et les préparer à leur nouvelle vie au pré.
La diversité des sols pour améliorer la proprioception
Au regard des pathologies tendineuses et articulaires que j’ai pu avoir, j’ai repensé les sols. On a développé plusieurs types de sols pour nos surfaces de travail au sein de la structure pour permettre aux chevaux d’avoir un maximum de proprioception et éviter une récidive : sable fibré, copeaux de bois, terrain en herbe, goudron, rivière. On intègre également avec le tapis un nouveau type de proprioception. »
