En savoir plus sur Mathilde…

« J’ai commencé à monter à cheval à l’âge de 4 ans. J’ai eu ma première ponette à l’âge de 7 ans. Elle avait elle-même des pathologies. Ma maman s’occupait déjà de remettre en état des chevaux mal en point, de façon autodidacte. J’ai donc été rapidement baignée dans les soins. Cette idée de centre dédiée au bien-être a commencé a émerger à cette période, au détour d’un séjour hôtelier en thalassothérapie.

Pour ma part, il a d’abord été question de faire des études en sciences politiques. J’ai rapidement regardé pour faire des études d’ostéopathie car à chaque visite chez mon ostéopathe, je trouvais que c’était un moment magique. Elle lisait en moi comme personne. Mais je n’avais pas spécialement pensé à en faire mon métier. J’ai fait les démarches pour passer le concours de science politique. C’est lors de ce concours que j’ai compris que ce n’était pas ma place. J’ai donc repensé à cette voie d’ostéopathie équine. Malheureusement à l’époque, c’était possible que lorsqu’on était vétérinaire. Mais il existait une passerelle en ostéopathie humaine : une sixième année spécialisée en équin sur dérogation.

J’ai alors fait ma première année en humain au CEESO à Lyon. Par chance, la loi a changé. Nous avions désormais le droit de faire une école équine sans passer par le volet humain. J’ai ainsi intégré l’IFOA à Tarascon où j’en suis sortie diplômée en 2016. Étant donné que les règlementations étaient floues, j’ai décidé de suivre un ostéopathe et eu la chance de rencontrer Michel Gauthey à qui je dois beaucoup. J’ai bénéficié de son expérience, de son réseau et de ses connaissances. Après mon diplôme, j’ai souhaité continuer de le suivre pour aller plus loin et découvrir le volet compétition.

Parallèlement j’ai eu la chance d’avoir Ulys des Rondets, un cheval très performant pour gravir les échelons et passer du niveau amateur au niveau professionnel, sur la scène nationale et internationale. Cela m’a permis d’emmagasiner beaucoup de connaissances : cavaliers, grooms, maréchaux… J’ai observé les paddocks, écouté les cavaliers, échangé avec les chefs de pistes pour comprendre ce qu’on demandait physiquement au cheval.

Dans un second temps, j’ai eu la chance de monter Verboise Margot, une jument qui m’a emmené sauter mes premiers grands prix 2*. Ces expériences m’ont permis de comprendre les enjeux, les actions préventives pour appréhender ce milieu et optimiser les performances et le bien-être.

J’avais donc toujours en tête le projet initial qui venait de ma maman. Mais il fallait avoir une certaine crédibilité et un bagage pour être performant et reconnu aux yeux du corps vétérinaire notamment.

A travers toutes ces rencontres, j’ai également fait beaucoup de recherche, j’ai visité des centres de soins. J’ai été notamment en contact avec le Haras de Rollon, des filles extraordinaires. Je bénéficie aujourd’hui de leurs conseils et surtout de leur matériel qui est exceptionnel.

J’ai été approchée par Laurianne Reimonenn, Equi Harmonia, pour compléter l’essence de mon projet. Nous avons débuté une collaboration. Elle apporte notamment le SPA et ses connaissances pour renforcer le domaine.

En 2020 pendant le Covid, je récupère mes chevaux à la maison, qui jusque-là étaient dans des écuries professionnelles. C’est le début du projet du Domaine d’Ascolta. Pendant 4 ans, je réfléchis et pense le projet, j’imagine la structure, je commence à établir mes premiers contacts et idées du matériel à utiliser. A force de travail acharné, j’ouvre le centre en 2024. »

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